Sang d'encre
C'est ici que nous plongeons dans l'Ether. C'est ici que tout se tisse, tout se lie, tout s'efface...
Pour que le souvenir ne perde jamais trace, la main glisse sur le clavier comme elle s'épanouirait sur le parchemin jauni par la vie.
La Vie est telle, si belle et éphémère, que demain nous n'aurons peut-être plus assez de sable et le temps ne s'écoulera plus...
Je tiens à vous prévenir sur le contenu de mes prochains articles (en particulier ceux de ce "style"). Pour votre simple sécurité (ou par pure envie de garder le secret), je passerai certains détails qui pourraient engendrer des conséquences involontaires. Aussi, ne m'en voulez pas de laisser volontairement ce voile qui nous sépare, mais vous-mêmes êtes les premiers à garder sous clé votre jardin secret.
Je suis dans une rue tout ce qu'il y a de plus commune. Il n'y a personne à l'exception d'un homme habillé chiquement qui marche sur le même trottoir que moi. A l'instant où je le croise, une sorte de courant électrique traverse tout le corps. Sans comprendre pourquoi, je me retourne pour observer l'homme s'éloigner de moi. A peine ai-je entendu des pneus crissés derrière moi qu'une voiture est passée et par la vitre une main tendue pointe une arme sur cet homme. Il tire et l'homme s'écroule au sol.
A ce moment, je me réveille mais toujours dans mon rêve. Je ne suis pas dans ma chambre habituelle mais dans une très petite chambre d'hôtel. Je sais de suite qu'il s'agissait d'un rêve prémonitoire et que je dois faire quelque chose pour sauver cet homme. J'enfile une vesten, je déboule dans les escaliers et je me mets à courir dans la rue. Il n'y a personne et je ne sais pas où je vais mais je continue de courir espérant croiser cet homme.
J'arrive alors devant un énorme bâtiment hausmanien où se trouve un restaurant chinois. Il n'y a aucune vitre et il est impossible de voir l'intérieur de ce restaurant. Il s'agit seulement d'une porte au dessus de laquelle est affiché sur une pancarte "Restaurant Specialités chinoises...". Je en sais pas pourquoi mais je décide d'entrer.
Alors que le restaurant parraissait petit à la base, l'intérieur est immensément grand. Rien à voir avec un restaurant de nos jours. Il est même impossible de voir le véritable bout de la pièce ; les tables parsèment le sol à l'infini. Il y a beaucoup de monde, chaque table est prise. Je ne l'avais pas encore remarqué mais le plafond lui aussi est pour le moins inhabituel : celui-ci est parsemé de nuages qui semblent se ballader dans un ciel mi-bleu océan, mi-bleu nuit où, sur un fond immaculé, quelques étoiles sont parsemées. Je n'arrive pas à clairment m'expliquer mais il s'aggisait en fait d'un ciel en mouvement, mi-jour, mi-nuit. Je descends les marches à l'entrée et j'observe les alentours. Des centaines de tableaux tous plus etranges les uns que les autres sont accrochés au mur. Je ne pourrais pas les décrire maintenant mais je me rappelle qu'il n'était pas...
Une petite vieille se place devant moi accompagnée d'une femme plus grande et beaucoup plus jeune. Il s'agissait de deux chinoises : l'une, la jeune, est grande et fine, les cheveux tenus en arrière par deux baguette chinoise, costume traditionnel ; l'autre est beaucoup plus petite, les cheveux tirés en chignon, la peau plissée sur laquelle se dessine un large sourire. Cette dernière m'entraîne dans un coin du restaurant, un renfoncement où se trouve une petite table ronde à la vue de tous. Elle me prie de m'assoir en face d'elle ce que je fis et la jeune chinoise ramena plusieurs ingrédients ainsi qu'un mortier, un petit chaudron, etc...
La vielle me dit qu'elle sait ce dont j'ai besoin pour arriver à mes fins : une potion pour attirée les faveurs de la Chance. Elle commence par écraser quelques plantes dans son mortier et fait couler le liquide dans le petit chaudron. Elle continue concoction puis, la jeune fille vient pour prendre le chaudron et le faire bouillir dans les cuisines je suppose. Elle laisse également sur la table un bocal opaque. La vieille rapproche une coupelle d'elle et sort du bocal un ver d'un bleu argenté immonde. De son ongle, elle le coupe en deux et elle me dit de bien regarder. Des deux morceaux de ver sortent plusieurs autres petits vers argentés qu'elle remet un par un dans le bocal sauf un qu'elle écrase entre ses deux doigts pour en faire couler un jus verdatre dans une fiole. Elle me reconduit au comptoir et là m'attend une fiole avec un liquide incolore encore bouillonnant. En ajoutant, "ma touche personnelle" de sa voix grinçante, elle verse le jus du ver dans la fiole dont le liquide prend la même couleur que le ver bleu argenté.
Elle me pousse dehors et, après l'avoir remercier, je me remet à courir à la recherche de l'homme et là...
Il y a des moments où on aimerait que le réveil matin tombe en panne.

"Je" est de retour.
Cette phrase résonne dans ma tête comme un son perdu dans une cage de cristal. Je me sens vide ou tout du moins je me sens "propre", nettoyé de toute pensée négative, sans trop d'émotions ... prêt à rêver de nouveau.
Après m'être perdu au milieu de nul part, je le retrouve enfin, "moi", celui que j'avais laissé derrière pour un autre. Une pensée pour lui au passage mais celle-ci n'est plus délétaire. J'aspire à un avenir heureux avec ce souvenir, je ne peux le nier, mais cette pensée m'emplit de joie ; un jour, on s'aimera.
Le spleen d'antan a bel et bien disparu et il laisse place à autre chose, un renouveau, une renaissance. Le phénix renaît de ses cendres comme Aliosha émerge des eaux profondes. La magie m'épaule encore et toujours . Je me fonds dans l'Ether car je suis ether . Je rêve de magie car le monde est Magie.
C'est en cette heure que je reprends mon baton d'amethyste et tous mes rêves qui jadis éclairaient mon chemin. Le Protecteur reprend sa route sur un sentier qu'il ne connaît point. Où le mènera-t-il ?
Quelques unes le savent...

Je marche sur des pierres scellées au sol. Elles tracent un chemin au milieu des arbres qui m'entourent. Devant moi se dresse l'oscurité et rien d'autre. La pluie fine qui tombait jusque là laisse place à un torrent céleste. Je suis en tenue d'aikido traditionnelle, dans mon dos se trouve une ombrelle chinoise tout en bois plus imposante que celles existantes ici, et je sens les gouttes d'eau couler dans mes cheveux. Plus longs que d'habitude (comme de "l'autre côté du miroir"), mes cheveux auburnes me tombent devant les yeux et je les relève d'un geste de la main afin d'y voir plus clair.
J'arrive devant des escaliers de pierres. Il y en a assez pour que je ne puisse pas voir ce qu'il y a à la cime de celles-ci. Calmement, je monte chacun de ces marches et je sens mon coeur battre de plus en plus fort au rythme de mes pas. La pluie continue de tomber mais plus je monte et plus elle s'appaise. Une fois arrivée en haut de ces escaliers, la pluie est redevenue fine mais ne cesse pas. Mon coeur s'est stoppé net lorsque je me suis retrouvé face à cette grande place pavée et entourée par l'obscurité au milieu de laquelle des gens dans des tenues à peu près similaires à la mienne se battent entre eux. En fait, je me rends compte très vite qu'ils ne font que s'entraîner et que je semblais être manquant à cette réunion puisque tous les groupes se sont arrêtés pour me regarder, surpris et soulagés.
Une femme blonde aux cheveux longs et armée elle aussi d'une ombrelle plus petite que la mienne me salua et se rua sur moi. J'ai donc dégainé mon ombrelle qui était attachée à mon dos et les sangles qui la tenait se sont arrachées. En fait, ces attaques n'étaient pas réelles dans le sens où elle ne se battait pas comme en temps normal, j'en étais certain. Ce n'était donc qu'un entraînement très attendu du public car chacun nous observait nous combattre. Aucune touche. J'esquivais et parrais chacun de ses coups avec précision tout comme elle le faisait jusqu'à ce que je parvinne à l'atteindre avec mon ombrelle en modérant ma force. Elle se retrouva projetée à quelques mètres de là. Elle se releva, s'approcha de moi en marchant, et me salua de nouveau en souriant. Le public, comme pour applaudir, nous saluait également puis se remis au combat. J'en fis de même.
Quelques minutes plus tard, je stoppa net mon entraînement aillant remarquer quelque chose se déplacer dans l'obscutrité qui nous entourait. Les autres, remarquant mon attention, firent de même et observaient autour d'eux. C'est alors qu'une ombre jaillit de cette obscurité pour attaquer et tuer d'un seul coup un des membres du groupe. En fait, en passant au travers de lui, l'ombre semblait avoir emporter son âme qui s'était détachée d'un coup sec de son corps.Chacun était surpris et pourtant, je m'y attendais. Il était prévu qu' "ils" viennent. La fille blonde nous fit un signe de tête et tous nous sommes mis en position de cercle face à l'obscurité. C'est alors que plusieurs ombres, des centaines même, ont attaqué. Les coups partaient en tout sens mais je parvins à esquiver la plupart renvoyant mes ennemis là d'où ils venaient. A un moment, nous nous sommes alliés avec cette fille blonde avec qui je semblais être complice pour en tuer une bonne dizaine en quelques coups. L'une de ces ombres m'a sauté dessus et, parant son coup, j'ai pu appercevoir quelques traits de sa forme elle-même informe et ses longues dents assérées, ses yeux rouges sang bien dessinés... J'ai tracer une glyphe mentalement sur son front qui s'est illuminée d'une couleur orangée et qui après quelques secondes a explosée. Je me suis retrouvé indemne projeté à plusieurs mettre. Mais je suis retombé sur mes jambes en parvenant à em rétablir.
Les ombres semblaient s'enfuir et c'est ce qu'elles firent (enfin le peu qu'il restait). Après avoir salué l'ensemble du groupe, j'ai sauté dans les airs pour traverser une sorte de trou noir qui me ramena à la réalité.




