Dream Rusher



Rien ne s’écrit. Tout s’efface. La page blanche qui se fait de plus en plus vaste. J y appose mes mots et ils se métamorphosent en des gouttelettes de mon esprit, des gouttes d encre qui viennent tacher le papier blanc, si pur, si... Je rêve

Même sur le clavier rien ne sort. Noires et blanches s entremêlent dans une mélodie disgracieuse. Mes doigts parcourent ce clavier de plastique et je ne ressens rien, plus rien, le vide... Moi seul au milieu de néant. Je suis égocentrique ; je le revendique.

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Sang d'encre



C'est ici que nous plongeons dans l'Ether. C'est ici que tout se tisse, tout se lie, tout s'efface...


Mon sang d'encre vous sera étrange, mais trempez y votre plume car cette substance est vôtre tout comme mienne. Cette essence, c'est vous et moi qui la créons pour transcrire notre histoire.

Pour que le souvenir ne perde jamais trace, la main glisse sur le clavier comme elle s'épanouirait sur le parchemin jauni par la vie.

La Vie est telle, si belle et éphémère, que demain nous n'aurons peut-être plus assez de sable et le temps ne s'écoulera plus...

 
Mercredi 18 mai 2005



Soleil rougeoyant de l’été
Eclaire le chemin d’un condamné
Console ses peines, laisse le s’en aller.
Habité par la haine et la morosité
Etranger à ce monde sans pitié
Rends lui l’âme qui lui a été volée.
Etriqué, cet homme doit être sauvé.
Sans larmes sur son doux visage
Sur la route, il s’en va sans bagage
Ecoeuré par la vie, rejoignant les nuages.

Mercredi 18 mai 2005



Masse cotonneuse sur la toile bleutée de notre atmosphère, le nuage nous fait tourner la tête. L’esprit quitte le corps lourd, se libère des chaînes qui l’emprisonnent à l’asphalte et s’envole vers ces petites bulles de rêves, ces chimères nébuleuses.

La mousse s’accumule, prend des formes incompréhensibles, indescriptibles, imaginaires et féeriques. Le paradis m’ouvre ses bras… Le soleil transperce les blancs nuages qui réverbèrent avec douceur et volupté la lumière qu’il nous envoie.

 

Esprit angoissé s’assoit sur un doux coussin de coton, s’immerge dans l’apaisant halo de lumière chaude, besoin de calme. Sur son petit nuage on fermeles yeux, les angelots virevoltant comme de petites lucioles au dessus de notre tête. Monde illusoire…

Image nébuleuse de ton visage, ses contours fins se dessinant dans l’immensité d’un ciel vide, puis ta main s’approchant tendrement de mon corps inerte, brise qui souffle dans mes cheveux comme la douce caresse que tu m’aurais donnée. Ce n’est pas toi, mais l’image est si charmeuse, si envoûtante qu’elle me subjugue. Je me noie dans tes yeux à en perdre la raison. Tu es beau mon ange, ma passion…

Encore ce doux vent dans mes cheveux. Je t’aime illusion enchanteresse. Le souffle de Dieu qui se fait de plus en plus violent. Les chérubins en perdent leurs plumes celles-ci se mettant à tournoyer autour de mon esprit si fragile dans une danse frénétique. Pourquoi fuis-tu ? Non, aie pitié et reste à mes cotés. J’ai tant besoin de toi ! Et le vent t’emporte loin de moi : ton regard s’éloigne et ta main s’efface. Ô mon doux rêve ! Et les larmes d’argent qui se mettent à couler sur ma peau transparente laissent une cicatrice brûlante sur mon visage ensanglanté par mes pleurs. L’intensité de la lumière qui se fait plus forte elle aussi, qui m’aveugle. Horrible brasier ! Et toi que je vois brûler dans les flammes de l’enfer, mon ange déchu, mon pêché adulé… Tu meurs dans « le feu clair qui rempli ces espaces limpides ».

Des « je t’aime » murmurés entre les lèvres encore humides de tes baisers angéliques.

Adieu !

Mercredi 18 mai 2005



Fermez les yeux et laissez libre cours à votre imagination. Nagez dans les eaux de l’utopie. Volez parmi les Dieux du rêve. Vous voyez ? Tout de suite vous vous sentez mieux. Vous vous sentez libre comme l’air, aussi léger qu’une plume. Maintenant ouvrez vos yeux et voyez à quellevitesse vous retombez sur terre. Vous êtes de nouveau dans le monde réel. Un monde qui vous oppresse. Un monde sans merci où le malheur règne. Il ne tientqu’à vous d’échapper à cette triste réalité. Vous allez me demandez :« Mais comment faire ? ». Et bien, fermez-les yeux et vous verrez.

 

Pensée vagabonde



Celui qui court après les étoiles filantes, petits morceaux de rêves égarés.
 
 
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