Dream Rusher



Rien ne s’écrit. Tout s’efface. La page blanche qui se fait de plus en plus vaste. J y appose mes mots et ils se métamorphosent en des gouttelettes de mon esprit, des gouttes d encre qui viennent tacher le papier blanc, si pur, si... Je rêve

Même sur le clavier rien ne sort. Noires et blanches s entremêlent dans une mélodie disgracieuse. Mes doigts parcourent ce clavier de plastique et je ne ressens rien, plus rien, le vide... Moi seul au milieu de néant. Je suis égocentrique ; je le revendique.

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Sang d'encre



C'est ici que nous plongeons dans l'Ether. C'est ici que tout se tisse, tout se lie, tout s'efface...


Mon sang d'encre vous sera étrange, mais trempez y votre plume car cette substance est vôtre tout comme mienne. Cette essence, c'est vous et moi qui la créons pour transcrire notre histoire.

Pour que le souvenir ne perde jamais trace, la main glisse sur le clavier comme elle s'épanouirait sur le parchemin jauni par la vie.

La Vie est telle, si belle et éphémère, que demain nous n'aurons peut-être plus assez de sable et le temps ne s'écoulera plus...

 
Mercredi 18 mai 2005




Pardonne-moi les mots passés.

Pardonne-moi les mots présents.

Pardonne-moi de t’être voué.

Pardonne-moi d’être un enfant.


Tes sourires involontaires
Sont à mes yeux trop précieux
Et laisse en moi un goût amer
Qui m’empêche d’être heureux.

 Dans tes yeux brille l'étincelle
Qui chaque fois se fait plus belle,
Lèvres tendres et baisers sucrés,
Conjugue moi le verbe"aimer"
Pour un sourire et  une vie
Deviens pour moi plus qu'un ami.
 

Je t’aime d’un amour sincère,
Un amour qui m’est délétère.

Par Raphaël - Publié dans : Ôde à la poésie
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Mercredi 18 mai 2005



Fermez les yeux et laissez libre cours à votre imagination. Nagez dans les eaux de l’utopie. Volez parmi les Dieux du rêve. Vous voyez ? Tout de suite vous vous sentez mieux. Vous vous sentez libre comme l’air, aussi léger qu’une plume. Maintenant ouvrez vos yeux et voyez à quellevitesse vous retombez sur terre. Vous êtes de nouveau dans le monde réel. Un monde qui vous oppresse. Un monde sans merci où le malheur règne. Il ne tientqu’à vous d’échapper à cette triste réalité. Vous allez me demandez :« Mais comment faire ? ». Et bien, fermez-les yeux et vous verrez.

Par Raphaël - Publié dans : Méditations philosophiques
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Mercredi 18 mai 2005



Il s’assoit devant ce grand miroir qu’il côtoie depuis des années déjà. Et toujours le même reflet : Cet homme qui n’en est pas un, cet être à l’âme si paradoxale, la tempête entre le « oui » et le« non », entre le « je t’aime » et le « moi non plus », entre le corps d’un homme et la pensée d’une femme…

Comme chaque matin, les larmes coulent encore sur son visage mal rasé et pendant quelques minutes, il se libère du poids de ses regrets, fait tomber le masque. Il relève la tête avec fierté puis s’effondre en pleursà nouveau, ne pouvant empêcher le torrent de déferler. On essuie ce qu’onv oudrait cacher, on reprend ses esprits, la tête bien haute on se regarde et on s’affronte dans ce satané miroir qui nous oppresse.

Il prend le rasoir qu’il avait posé hier matin près de son démaquillant, comme d’habitude, puis hésite quelques secondes. Les veines ou mon visage ? C’est cette même question qui lui revenait chaque matin. Mourir ou souffrir. Il avait toujours choisi la première solution jusque là et il en ferait de même ce matin, petite lueur d’espoir au fond de son cœur, petite étincelle qu’il espère retrouver en un feu de joie, un jour, peut-être …

Il remplie alors le lavabo d’une eau tiède et prend donc sa mousse à raser et se l’étale sur la figure. Il entame le premier coté de son visage (toujours le coté droit en premier) et en deux minutes à peine, l’affaire est clôturée. Petit plongeon pour le rasoir et le voilà reparti. Il n’avait jamais aimé ce moment de la journée et détestait se raser et pour cause puisque inévitablement il se coupait à chaque fois. D’ailleurs, la lame vient àpeine écorcher sa peau.

 

Le sang coule sur sa peau blanche mais il s’acharne. Il jouit de voir ce corps qu’il hait tant se vider de son liquide vital. Ca nefait pas encore assez mal. Il essuie son visage avec la petite serviette rose,court chercher l’alcool à 90° dans son tiroir de pharmacie, retourne à la salle de bain et en verse sur un coton qui ne parvient plus à boire cette potion d’oubli. Et le coton sur les plaies… Cris de douleur ! Si c’est le seul moyen pour m’empêcher de les raviver comme il ravive ses plaies intérieures, il est prêt à en payer ce prix.

« Tu es laid mon gars ! » Après avoir pris la douche rituelle, il se dirige vers sa chambre et ouvre son armoire favorite,celle où toutes ses robes sont alignées en une rangée de couleurs plus variées que celles de Monsieur l’Arc-en-ciel lui-même. Mais il choisit finalement un joli tailleur noir accompagné d’une petite chemisette blanche, style secrétaire. Très vite, il enfile son déguisement, prend ses chaussures à talons aiguilles au bas de l’armoire et les emmène à l’entrée de son appartement.

Puis retour à son miroir diabolique. 9:45 AM à son poignet. Il doit être à dix heures au boulot. Il prend sa poudre miraculeuse s’en met plein le visage espérant masquer ainsi les différents défauts de son faciès. Leblush à présent qui pose avec son pinceau sur ses joues. Le fard à paupière marron glacé, le crayon à la couleur plus foncée et le mascara pour accentuer sur ses magnifiques yeux émeraude. Il ne manque plus que le rouge à lèvres pour compléter son œuvre. Il choisit alors le petit tube qui cache son rouge à lèvres pastel. Il peint sa bouche pulpeuse d’une couleur invisible , petit pincement des lèvres et le tour est joué. Quelques pulvérisations de son parfum préféré et …

Direction la sortie et vite. Il enfile ses chaussures à talons, s’observe une dernière fois dans le petit miroir dans son entrée mais il manque quelque chose… Petit cri de satisfaction, il court à la salle de bain enfiler sa perruque blonde coiffée au carré. Il jette un œil dans le miroir…Parfait ! Il pose ses lèvres sur la paroi froide et embrasse son reflet pour quitter à toute vitesse son appartement.

Une chance que son lieu de travail se situe à l’étage d’en dessous. On dit très vite bonjour à tous ses amis ou plutôt toutes, on tire le rideau qu’on referme derrière soi et on s’exhibe derrière l’une des vitres de cette ville, attirant le regard des passants mais on espère, on espère que la vie nous sourira, un jour, peut être… Mais ce matin là fut un matin comme les autres.

Par Raphaël - Publié dans : Il était une fois...
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Pensée vagabonde



Celui qui court après les étoiles filantes, petits morceaux de rêves égarés.
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