Jeudi 29 décembre 2005
Avant toute chose...
Je tiens à vous prévenir sur le contenu de mes prochains articles (en particulier ceux de ce "style"). Pour votre simple sécurité (ou par pure envie de garder le secret), je passerai certains détails qui pourraient engendrer des conséquences involontaires. Aussi, ne m'en voulez pas de laisser volontairement ce voile qui nous sépare, mais vous-mêmes êtes les premiers à garder sous clé votre jardin secret.



Je suis dans une rue tout ce qu'il y a de plus commune. Il n'y a personne à l'exception d'un homme habillé chiquement qui marche sur le même trottoir que moi. A l'instant où je le croise, une sorte de courant électrique traverse tout le corps. Sans comprendre pourquoi, je me retourne pour observer l'homme s'éloigner de moi. A peine ai-je entendu des pneus crissés derrière moi qu'une voiture est passée et par la vitre une main tendue pointe une arme sur cet homme. Il tire et l'homme s'écroule au sol.

A ce moment, je me réveille mais toujours dans mon rêve. Je ne suis pas dans ma chambre habituelle mais dans une très petite chambre d'hôtel. Je sais de suite qu'il s'agissait d'un rêve prémonitoire et que je dois faire quelque chose pour sauver cet homme. J'enfile une vesten, je déboule dans les escaliers et je me mets à courir dans la rue. Il n'y a personne et je ne sais pas où je vais mais je continue de courir espérant croiser cet homme.
J'arrive alors devant un énorme bâtiment hausmanien où se trouve un restaurant chinois. Il n'y a aucune vitre et il est impossible de voir l'intérieur de ce restaurant. Il s'agit seulement d'une porte au dessus de laquelle est affiché sur une pancarte "Restaurant Specialités chinoises...". Je en sais pas pourquoi mais je décide d'entrer.

Alors que le restaurant parraissait petit à la base, l'intérieur est immensément grand. Rien à voir avec un restaurant de nos jours. Il est même impossible de voir le véritable bout de la pièce ; les tables parsèment le sol à l'infini. Il y a beaucoup de monde, chaque table est prise. Je ne l'avais pas encore remarqué mais le plafond lui aussi est pour le moins inhabituel : celui-ci est parsemé de nuages qui semblent se ballader dans un ciel mi-bleu océan, mi-bleu nuit où, sur un fond immaculé, quelques étoiles sont parsemées. Je n'arrive pas à clairment m'expliquer mais il s'aggisait en fait d'un ciel en mouvement, mi-jour, mi-nuit. Je descends les marches à l'entrée et j'observe les alentours. Des centaines de tableaux tous plus etranges les uns que les autres sont accrochés au mur. Je ne pourrais pas les décrire maintenant mais je me rappelle qu'il n'était pas...

Une petite vieille se place devant moi accompagnée d'une femme plus grande et beaucoup plus jeune. Il s'agissait de deux chinoises : l'une, la jeune, est grande et fine, les cheveux tenus en arrière par deux baguette chinoise, costume traditionnel ; l'autre est beaucoup plus petite, les cheveux tirés en chignon, la peau plissée sur laquelle se dessine un large sourire. Cette dernière m'entraîne dans un coin du restaurant, un renfoncement où se trouve une petite table ronde à la vue de tous. Elle me prie de m'assoir en face d'elle ce que je fis et la jeune chinoise ramena plusieurs ingrédients ainsi qu'un mortier, un petit chaudron, etc...

La vielle me dit qu'elle sait ce dont j'ai besoin pour arriver à mes fins : une potion pour attirée les faveurs de la Chance. Elle commence par écraser quelques plantes dans son mortier et fait couler le liquide dans le petit chaudron. Elle continue concoction puis, la jeune fille vient pour prendre le chaudron et le faire bouillir dans les cuisines je suppose. Elle laisse également sur la table un bocal opaque. La vieille rapproche une coupelle d'elle et sort du bocal un ver d'un bleu argenté immonde. De son ongle, elle le coupe en deux et elle me dit de bien regarder. Des deux morceaux de ver sortent plusieurs autres petits vers argentés qu'elle remet un par un dans le bocal sauf un qu'elle écrase entre ses deux doigts pour en faire couler un jus verdatre dans une fiole. Elle me reconduit au comptoir et là m'attend une fiole avec un liquide incolore encore bouillonnant. En ajoutant, "ma touche personnelle" de sa voix grinçante, elle verse le jus du ver dans la fiole dont le liquide prend la même couleur que le ver bleu argenté.

Elle me pousse dehors et, après l'avoir remercier, je me remet à courir à la recherche de l'homme et là...


Il y a des moments où on aimerait que le réveil matin tombe en panne.
 
 
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