
L’hypnose ne peut-être classée dans la caste « magique ». En effet, celle-ci n’est qu’une réponse de notre corps, face à certains stimulus, qui réagit par un état naturellement modifié de la conscience ou plutôt une « transe » entre le statut « éveillé » et « endormi ». Par conséquent, rien d’inexplicable dans ce phénomène et donc rien de « magique ». (Que voulez-vous ? Il faut bien plaire à ce qui diront que la magie n’est qu’une science encore inexpliquée.) De plus, tout le monde n’est pas réceptif aux ondes hypnotiques et ne peut donc se faire hypnotiser. D’après des études faites sur le sujet, 10 % de la population ne répondrait pas à l’hypnose et 10 à 15 % y serait fortement réceptif. La plupart des gens est située entre deux.
A la base, l’hypnose est une méthode née de la psychiatrie qui, en court-circuitant les réactions automatiques du psychisme, permet d’atteindre l’inconscient du patient. Elle est fortement utilisée, dans ce cas là, pour obliger les troubles psychologiques de l’enfance à remonter à la surface afin que le patient puisse comprendre d’où vient son trouble et tente de le résoudre à l’aide d’un médecin spécialisé.
L’hypnose n’est pas unique. Il existe en effet deux principales et différentes techniques d’hypnose. D’une part, l’hypnose dite « traditionnelle » qui met l’hypnotiseur en action, et d’autre part l’hypnose Ericksonienne où le patient agit lui-même.
L’hypnose « traditionnelle » est celle utiliser lors des shows que certains hypnotiseurs donnent. Cette hypnose est une sorte de sommeil artificiel que l’opérateur (hypnotiseur) provoque en focalisation l’attention visuel du sujet sur un point particulier (un pendule ou simplement les yeux de l’hypnotiseur) et lui parle de façon répétitive et monotone. Cette monotonie provoque chez le sujet une décontraction des muscles inévitables qui engendre l’endormissement. Dans cet état, la possibilité d’altérer la mémoire et la réceptivité du sujet sont largement accrues. Ainsi, l’attention du sujet étant fixée sur les suggestions de l’hypnotiseur, celles-ci atteignent plus facilement son inconscient en rendant l’esprit du sujet moins critique. Il faut savoir que c’est selon la profondeur de l’hypnose que les différentes pratiques hypnotiques peuvent être utilisées (anesthésie, hallucination des sens…) pour pallier à la douleur, pour se libérer de certaines dépendances comme le tabac ou le grignotage, contre l’anxiété, pour résoudre les troubles de la sexualité et les phobies.
L’hypnose Ericksonienne, comme nous l’avons dit, nécessite la participation du patient qui devient acteur de sa propre hypnose. Cette hypnose correspond plutôt à un état profond de relaxation où le patient se livre au thérapeute qui répond par des métaphores (des images symboliques) conduisant l’inconscient du patient là où il trouvera les solutions à ses problèmes.
Mais cet état d’hypnose ne doit pas forcément être provoquée par une personne externe puisque qu’il peut se faire automatiquement : c’est l’auto-hypnose. Celle-ci est pratiquée inconsciemment par beaucoup de personnes n’étant pas forcément spécialisées dans la matière. L’auto-hypnose peut ainsi faire ressurgir des souvenirs oubliés ou encore facilité le repos du corps physique puisqu’il faut savoir qu’une heure de sommeil hypnotique correspond à trois heures de sommeil habituel.
Bien l’hypnose soit encore très mystérieuse pour la plupart des gens qui se sentent effrayés à l’idée de se faire hypnotiser, il faut savoir que certains blocages de notre cerveau sont inaccessibles et ne peuvent être déverrouillés. Ainsi, il est impossible pour un hypnotiseur de vous conduire à faire ce qui vous est impossible de faire. En revanche, reste à se méfier des charlatans qui pourraient facilement vous hypnotiser à leur guise s’ils ne vous déconditionnaient pas. A vous de juger…
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