Samedi 13 août 2005



Je marche sur des pierres scellées au sol. Elles tracent un chemin au milieu des arbres qui m'entourent. Devant moi se dresse l'oscurité et rien d'autre. La pluie fine qui tombait jusque là laisse place à un torrent céleste. Je suis en tenue d'aikido traditionnelle, dans mon dos se trouve une ombrelle chinoise tout en bois plus imposante que celles existantes ici, et je sens les gouttes d'eau couler dans mes cheveux. Plus longs que d'habitude (comme de "l'autre côté du miroir"), mes cheveux auburnes me tombent devant les yeux et je les relève d'un geste de la main afin d'y voir plus clair.


J'arrive devant des escaliers de pierres. Il y en a assez pour que je ne puisse pas voir ce qu'il y a à la cime de celles-ci. Calmement, je monte chacun de ces marches et je sens mon coeur battre de plus en plus fort au rythme de mes pas. La pluie continue de tomber mais plus je monte et plus elle s'appaise. Une fois arrivée en haut de ces escaliers, la pluie est redevenue fine mais ne cesse pas. Mon coeur s'est stoppé net lorsque je me suis retrouvé face à cette grande place pavée et entourée par l'obscurité au milieu de laquelle des gens dans des tenues à peu près similaires à la mienne se battent entre eux. En fait, je me rends compte très vite qu'ils ne font que s'entraîner et que je semblais être manquant à cette réunion puisque tous les groupes se sont arrêtés pour me regarder, surpris et soulagés.

Une femme blonde aux cheveux longs et armée elle aussi d'une ombrelle plus petite que la mienne me salua et se rua sur moi. J'ai donc dégainé mon ombrelle qui était attachée à mon dos et les sangles qui la tenait se sont arrachées. En fait, ces attaques n'étaient pas réelles dans le sens où elle ne se battait pas comme en temps normal, j'en étais certain. Ce n'était donc qu'un entraînement très attendu du public car chacun nous observait nous combattre. Aucune touche. J'esquivais et parrais chacun de ses coups avec précision tout comme elle le faisait jusqu'à ce que je parvinne à l'atteindre avec mon ombrelle en modérant ma force. Elle se retrouva projetée à quelques mètres de là. Elle se releva, s'approcha de moi en marchant, et me salua de nouveau en souriant. Le public, comme pour applaudir, nous saluait également puis se remis au combat. J'en fis de même.

Quelques minutes plus tard, je stoppa net mon entraînement aillant remarquer quelque chose se déplacer dans l'obscutrité qui nous entourait. Les autres, remarquant mon attention, firent de même et observaient autour d'eux. C'est alors qu'une ombre jaillit de cette obscurité pour attaquer et tuer d'un seul coup un des membres du groupe. En fait, en passant au travers de lui, l'ombre semblait avoir emporter son âme qui s'était détachée d'un coup sec de son corps.Chacun était surpris et pourtant, je m'y attendais. Il était prévu qu' "ils" viennent. La fille blonde nous fit un signe de tête et tous nous sommes mis en position de cercle face à l'obscurité. C'est alors que plusieurs ombres, des centaines même, ont attaqué. Les coups partaient en tout sens mais je parvins à esquiver la plupart renvoyant mes ennemis là d'où ils venaient. A un moment, nous nous sommes alliés avec cette fille blonde avec qui je semblais être complice pour en tuer une bonne dizaine en quelques coups. L'une de ces ombres m'a sauté dessus et, parant son coup, j'ai pu appercevoir quelques traits de sa forme elle-même informe et ses longues dents assérées, ses yeux rouges sang bien dessinés...  J'ai tracer une glyphe mentalement sur son front qui s'est illuminée d'une couleur orangée et qui après quelques secondes a explosée. Je me suis retrouvé indemne projeté à plusieurs mettre. Mais je suis retombé sur mes jambes en parvenant à em rétablir.

Les ombres semblaient s'enfuir et c'est ce qu'elles firent (enfin le peu qu'il restait). Après avoir salué l'ensemble du groupe, j'ai sauté dans les airs pour traverser une sorte de trou noir qui me ramena à la réalité.


 

 
 
 
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